Chez Kokolat

30 mai 2020

Intermède tricot - 4-

Hop hop hop, voici les carrés 37 à 48 !

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Ta dam !

A suivre...

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26 mai 2020

Intermède tricot -3-

Il avance, tout doux, carré après carré... voici les suivants (25 à 36)

A suivre...

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25 mai 2020

Lettre à mon père - 2 -

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Bonjour 'Pa,

Hier, tu aurais eu un an de plus, ça a été un jour noir. C'est étonnant : deux jours avant, ça va, puis vlan, une vague de chagrin, forte, puissante, et je peine à reprendre pied...

Tu nous manques, maman est seule à la maison, et nous ne sommes pas allées la voir depuis trois mois. C'est long, trop long. Elle tient bon, ou presque :  son coeur s'est remis à ratatouiller, et le cardiologue a dit qu'il ne fallait plus faire de choc électrique : il a bien compris que si son coeur déconne c'est parce que tu n'es plus là... et comme à son habitude, elle ne montre rien, ou presque.

Je n'ai toujours pas ouvert votre cadeau de Noël, bientôt cinq mois qu'il est sur ma table de nuit, je n'y arrive pas, je sais que c'est un livre, je tourne et je retourne le paquet dans mes mains, mais non.

Je n'ai pas envie de te parler politique ; c'est tellement affligeant. tout le monde se prétend écolo pour le monde d'après, mais il faut travailler plus, gagner moins, et vive le management toxique !

Ca va péter !

Je t'embrasse.

 

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04 mai 2020

Intermède tricot -2-

Bonjour,

je poursuis la pause tricot, il faut bien occuper mes jours de congés imposés...

je fais des carrés, des carrés, des carrés, en voilà 12 nouveaux...

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J'ai commencé à faire des infidélités aux carrés originaux ayant trouvé une mine de partage sur FB...

Toujours en double face, je déstocke toutes mes laines à chaussette bleue... ça va faire un peu de vide !!!

Prenez soin de vous.


A suivre...

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03 mai 2020

Télétravail et RTT

20200427_114015[1]Bonjour,

cette épidémie m'aura appris deux nouvelles notions :

Tout d'abord le télétravail  : c'est un moment étrange, tu peux arriver à ton bureau en pyjama, et pas coiffée...

8h : tu démarres ton ordinateur et tu files te faire ton premier café, mais t'as encore pas fini ton petit déj'... oups !

8h10... tu retourne à ton ordi et tu ouvres ta boite mail qui es pleine à craquer de questions du genre "comment je fais ??? les instructions ont changé pour l'épidémie, avant on nous disait de mettre des masques FFP2, mais comme yen a pas, on explique comment que les masques chirurgicaux ça suffit ???"... une seule réponse te vient à l'esprit (enfin ce qu'il t'en reste) : "dis leur d'aller écouter Sibeth sur BFM, elle explique que les masques ça sert à rien !"... heureusement, comme on répond par mail, on respire un grand coup et on répond :

"Chère madame,

Je fais suite à votre mail de ce matin, dans lequel vous m'interrogez sur l'utilisation des masques, en me précisant que vous n'en avez pas.

Je comprends votre difficulté et les craintes de vos collaborateurs.

Nous avons reçu des instructions précises de distanciation sociale, mais j'en conviens dans le métro c'est difficile, même si le gouvernement a insisté sur la nécessité d'être un par véhicule, les usagers sont surpris de voir des bus vides.

Faisant face à une pénurie de masques due à l'incompétence crasse des gouvernements précédents (alors que celui là a refusé de l'aide pour en commander, et que la porte parole du gouvernement - qui avant de prendre ses fonctions disait qu'elle mentirait sans hésiter pour défendre son Jupiter de président- a expliqué que la pose d'un masque était d'une grande technicité et qu'elle même n'avait aucune compétence en la matière, mais je m'égare), je vous suggère de vous retourner vers les ateliers créatifs de l'EHPAD de la ville voisine (tant que les résidents sont encore en vie) et de leur commander des masques en tissu, brodés à la main par Georgette qui a encore toutes ses facultés malgré sa toux.

Pensez bien à les laver avant de les porter, ce serait dommage de contaminer vos collaborateurs.

Espérant avoir répondu à votre question, je reste à votre disposition et vous adresse mes sincères salutations."

Ouf, et d'un !

Le suivant : "réservez votre croisière en méditerranée au mois d'avril à des prix défiant toute concurence pendant les vacances scolaires"

Poubelle.

Suivant : "la piscine est fermée"

Oh bon ???

Suivant... ah, c'est l'heure du café ben oui déjà... parce que le téléphone a sonné cinq ou six fois : Non, je ne suis pas la boucherie Sanzo, non, je ne veux pas isoler mon grenier, je suis en appartement... Quoi du gel hydroalcoolqie à 50 € le litre??? nan, ne préfère me laver les mains au Chablis... non, le boire...

Donc café...

Le café est dans ta cuisine, et personne n'a apporté les croissants, toi non plus d'ailleurs, faut te faire un bon de sortie pour aller faire les courses.

Donc tu bois ton café toute seule, éventuellement avec ton reflet dans un miroir, comme ça, tu es vraiment certain que tu te causes à toi même (des fois que tu aies pu avoir des doutes), et là, tu peux respecter la distanciation physique, quand arrive ta collègue de télétravail, oui, celle qui ne respecte pas la distanciation, t'interromp quand tu te parles à toi même, vient péter sous ton nez (ce qui permet de vérifier que tu n'es pas anosmique) et commence à râler que tu n'a pas apporté des croissants.

Retour aux mails... "maman, je comprends pas la question !" (respiration) "ma chérie, attends ma pause déj'"... ben voui, faut leur donner l'exemple à ses petits...

Coup de fil de Steeve qui veut que tu corriges le rapport Trucmuche ASAP pour qu'il le finalise, sachant que le dit rapport sera envoyé quand on aura réintégré nos bureaux et retrouvé notre imprimante parce qu'au 21° siècle et en télétravail, tu peux pas l'enregistrer en PDF et l'envoyer pas mail (va comprendre ! ).

Mail de la direction qui te remercie de faire tout ce travail à la maison et d'être disponible pou nos clients (ça m'en rappelle un autre qui aime les infirmières, les aides-soignantes, les ASH, les médecins, les caissières, les routiers, les agriculteurs, les éboueurs...).

Un café enfin non, un déca, sinon je vais passer l'ordi par la fenêtre... toujours la chieuse de collègue qui se pointe pour réclamer un croissant... et on retourne sur les mails...  

Ah non, il y a le dossier Trucmuche... de quoi m'occuper quelques heures à tout relire, corriger, hop, un mail à Steeve... et c'est la pause de midi (ouf, la matinée a passé vite).

J'ouvre la fenêtre, et c'est parti pour préparer le repas, que l'on espère un peu structuré en cette période (soupe de pâtes, gratin de pâtes, compote de pâtes, sorbet de pâtes), et expliquer la question d'histoire à Douce Greluche "alors tu regarde le tableau et tu es censée en déduire l'histoire"... (silence désespéré des deux).

13h, on y retourne... le café refroidit à côté de l'ordi, le retour de Steeve, hop, je réponds...

Un coup de fil, deux coups de fil, c'est génial, comme je bosse avec mon portable perso, je me colte de taper #31# avant chaque numéro, et si ça répond pas, je ne laisse pas de message, sinon mon interlocuteur a mon numéro... et quand je rappelle, je retape #31# et le numéro parce que mon idiot de téléphone n'a pas compris qu'il fallait qu'il se souvienne aussi de ça !

Un nouveau dossier à corriger, trois mails, On passe au déca, re mail, re téléphone, re correction de dossier...

18h... je ferme tout, autant il est facile de bosser en pyjama, autant il est compliqué de ne pas se laisser déborder... d'autant plus que lundi congé obligatoire, mercredi RTT imposé du mois de septembre, vendredi  c'est le 8 mai... et j'ai encore 10 mails urgents et 4 documents à corriger ... et il parrait qu'on ne fout RIEN.

 

La seconde notion, c'est la flexibilité du code du travail, permettant de déplacer les RTT, sans bien entendu jauger auparavant notre charge de travail, puis de décréter que les heures faites en dehors du temps de travail imposé ne seront ni payées, ni récupérées.  Il te reste ta conscience professionnelle... qui ne fait pas bouillir les pâtes, ni cuire la tare aux pâtes ou la compote de pâtes...

Ce doit être un avant goût du monde d'après... vivement qu'on ait plus de goût, parce que ça a l'air bien dégueu !

 

 Prenez soin de vous.

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01 mai 2020

La honte ne l'étouffe pas !

Sans titre 1

Non mais sérieux, comment voulez vous qu'on ne soit pas en colère en écoutant ce discours, heureusement  court, mais oscillant entre mensonge, calomnie, foutage de g, mépris... du Jupiter tout craché !

Je me suis donc farci, et à plusieurs reprises le discours odieux que Jupiter nous a servi pour le premier mai 2020.

L'an dernier, je voulais aller manifester (dangereuse activiste gauchiasse de 55 balais) mais j'y avais renoncé, me pliant aux demandes de mes enfants, qui n'avaient qu'une peur, que je me fasse tabasser.

S'il était un défilé pacifiste, ou du moins pacifié, c'était bien le premier mai non ?

Il n'en fut rien : Martinez était exfiltré de la manif, gazage, matraques, mensonge (souvenez vous, c'était ce jour là que le sinistre de l'intérieur avait annoncé l'attaque de l'hôpital de la Pitié Salpétrière par des Gilets Jaunes hurlants et agressifs (et pourquoi pas assoiffés de sang ?) alors que ces derniers avaient été nassés et poursuivis par les forces de l'ordre jupitérien.

Il ose parler de défilés joyeux.

Bon, canalblog n'a pas sauvegardé la suite... je ne retournerai pas écouter. Mon cerveau refuse.

Je me souviens de la fin de mon post : il est dédié à Zinheb, Steeve, Cédric, et tous ceux qui résistent.

Prenez soin de vous.

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25 avril 2020

La sémantique...

Pendant cette crise sans précédent, nous voyons (entendons) apparaitre de nouveaux mots, de nouvelles expressions, qui me hérissent, me filent la gerbe... (j'ai viré le gif qui vomit, il est vraiment moche).

charitéJe commencerais par la distanciation sociale, ou prendre des distances socialement, laissant ainsi libre cours au nombrilisme, à l'égoïsme, et faisant fi de la solidarité, la reléguant à l'aumone, au mépris, au sou qu'on donne au pauvre pour se donner bonne conscience. S'il y a une distanciation à adopter, elle est physique, se tenir à distance pour éviter les postillons, les toux et les éternuements des personnes qui n'ont pas de masque puisqu'il n'y en a pas (enfin, trop peu pour envisager un déconfinement serein). Parler de distanciation sociale, c'est nier tout ce qu'il se passe actuellement, les gestes de solidarité pour les plus précaires, les "héros" (j'en parlerai plus bas), les invisibles...

Autre expression qui me désespère : la continuité pédagogique... ah que non ! les élèves et les profs sont en rupture pédagogique, certains élèves n'ont pas accès à internet et vont servir opportunément de justificatif pour que leurs parents retournent au taf (bande de fainéants) et les profs (qui ne "travaillent pas" et ne vont même pas cueillir des fraises d'après la porte-mensonges du gouvernement) font ce qu'ils peuvent avec les moyens du bord... Les plus fragiles décrochent...

héros

Héros ! comment oser appeler ceux qui, il y a quelques mois n'étaient "rien", des demi-dieux ? c'est plus du grand écart ! pis un héros, il meurt en héros ! Donc des héros qui ne sont rien, ce sont des sacrifiés, ni plus, ni moins. Mais on commencera l'allocution Jupitéro-Churchillienne à 20h02 pour laisser le peuple applaudir les sacrifiés, ceux qui continuent à se battre à poil contre ce virus, et on fera un beau discours avec une larme à l'oeil et en évoquant le "monde d'après" et en invoquant les valeurs du conseil de la Résistance qu'on s'est appliqué à détruire malgré les promesses. Combien de soignants sont morts faute de protection efficace ? Combien mourront ? Combien de salariés d'entreprises peu scrupuleuses qui ne mettre rien en place pour les protéger ? Combien de vieux faute de lit ? Je n'applaudis pas le soir, et pourtant, le coeur y est, mais je ne veus pas m'associer au gesticulations des reprénsentants de l'état.

Un nouveau mot est apparu il y a quelques jours, la doctrine (synonymes : dogme, idéologie, système, théorie) lorsqu'il s'agit du déconfinement, de la conduite à tenir devant la pandémie, relevant d'une croyance, d'une théorie fumeuse (les masques c'est trop technique, ça ne sert à rien). Comme si, alors que jusque là, on nageait dans une flou artistique, on avait eu l'illumination, et que Jupiter avait reçu les  dix commandements de la main de je ne sais quelle autorité divine.

Je voudrais terminer par une aparté, qui n'a rien à voir avec le titre de ce post, avec les petites mains, les bénévoles, ceux qui font preuve d'ingéniosité  pour aider les plus précaires, ceux que la crise sanitaire épargnera peut être mais que la crise économique ne rattrapera sans doute, ces couturières, cuisinières (car oui, ce sont majoritairement des femmes) de l'ombre, qui sont au chômage partiel ou pas, qui font des surblouses en utilisant leur stock de tissus, leur machine à coudre... , qui préparent des repas à leurs frais, bref, qui raccommodent tous les jours l'incurie de l'état, sans rien demander en retour.  J'oscille immanquablement entre la gratitude accompagnée du fol espoir en l'humanité et la colère envers cet état dont tous les efforts sont tournés vers les puissants.

Je suis en train d'écouter Juan BRANCO lire Crépuscule... il explique fort bien l'entre-soi, l'endogamie de nos classes dirigeantes, comment ils sont à l'écart de la vie de ceux "qui ne sont rien"... Pour celleux qui ne l'auraient pas lu, c'est un indispensable et ça décrotte les yeux et les oreilles.

 

Prenez soin de vous, de vos proches, restez chez vous autant que possible, aidez selon vos possibilités.

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14 avril 2020

Intermède tricot

Avant de déverser ma colère post discours de Jupi-urchild (il ne se mouche pas du coude), on va mettre un peu de douceur pour les tricoteur-euses dans ce monde de malades.

Dans leur blog, Arne et Carlos proposent un KAL gratuit, une successions de carrés en jacquard à assembler en couverture, coussin ou autre.

 

Blog - ARNE & CARLOS

Designers, textile artists and authors, known for their craft books and their original and visually striking designs.

https://arnecarlos.com

Voici mes douze premiers carrés, tricotés en double face (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?), tricoté double en laine à chaussettes, j'ai pioché dans mon stock déménagé (prévoyante, j'avais emporté un bon stock), et hop hop hop, voilà le travail.

Recto 1

recto 2

Bon, ça demande calme, respiration, concentration, exactement ce que je n'ai pas, mais je travaille dur pour me zénifier... c'est pas gagné !

Je n'ai pas tricoté les carrés à texte : en réversible mes neurones auraient trop fumé.

A suivre...

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05 avril 2020

Parano ou cynisme ?

Bonjour,
En fait non, je ne sais pas si c'est un bon jour.
Le confinement ne me réussit pas, je gamberge, vite, trop vite…
Et si…
Et si…
Et si ce gouvernement organisait tout simplement une immunité de groupe, en nous confinant, sachant très bien qu'avec notre "tempérament latin", il serait difficile de nous maintenir en prison chez nous.
Pas de fil à la patte, même si, Orange l'a dit, il serait facile pourtant de les tracer, ces "mauvais citoyens qui vont crever aux urgences et c'est bien fait pour eux".
Sauf que ceux qui ne meurent pas s'immunisent (reste à savoir pour combien de temps…).
Plus ils sont nombreux à être immunisés (reste à savoir quelle proportion d'immunisés il faut pour que le virus cesse de circuler…), plus ceux qui restent comme des cons (finés) auront de chance de s'en sortir, et pourront bénir les cons(finis) qui sont allés acheter une demi-baguette le matin et une demi-baguette l'après midi, ou auront fait leurs courses en donnant RDV à leurs potes histoire de papoter au rayon ordinateurs (qui reste opportunément ouvert alors qu'il n'est pas de première nécessité contrairement aux pâtes et au PQ… ya pas de petits profits).
Et pendant le temps que nous passons à la maison, dans des appartements, les fabricants de masques les vendent au plus offrant, et un certain Donald, tout en raflant les masques fait volte face après avoir pris soin de s'assurer qu'il y aurait assez de morts pour constituer une immunité de groupe tout en gardant la face et en sauvant ceux qui auront les moyens d'être hospitalisés.
Grandeur et décadence de ce système à bout de souffle.
Et pendant ce temps, les petites mains de l'hôpital, de la grande distribution, les livreurs, les aides à domicile… majoritairement des femmes, vont, la boule au ventre, le cœur au bord des lèvres, bosser, "quoi qu'il en coûte" (juste leur vie ! )
Monsieur le Jupiter, je t'informe pas la présente que je ne m'inscrirai  pas à la réserve sanitaire…
t'as dit qu'on était guerre, et tu ne réquisitionnes ni ne nationalises aucune entreprises pour fabriquer des masques, des respirateurs ou du gel hydroalcoolique,
t'as dit qu'on était en guerre, et tu ne donnes rien aux troufions en première ligne, dont certains vont mourir, ça sera reconnu en maladie professionnelle, mais le fric que recevront les familles ne compensera jamais l'absence et le chagrin.
t'as dit qu'on était en guerre, et tu appelles à la rescousse la réserve sanitaires "jeunes retraités" de 67 ans plus ou moins 5, en lui promettant d'aller au front à poil, sans masque, sans blouse, mais avec tellement de reconnaissance (ah pardon, ça fera moins de retraites à payer)
t'as dit qu'on était en guerre et tu continues à faire de la comm' au lieu d'agir, avec ta porte-pauvre parole qui est tellement sotte qu'on aurait presque pitié pour elle.
(sans parler du fait que tu avais fait ta priorité des handicapés… heureusement, car je me rends comte chaque jour à quel point c'est faux.)
On parle de sortie du confinement, sans masque, ça ne sert à rien… ben non, ça ne sert à rien puisqu'on n'en a pas.
Donc on repart pour une ré infestation massive de la population, des urgences, des réas submergées avec un personnel qui (on l'espère) sera  en bonne santé (ou mort), mais les troufions morts ça ne compte pas hein, seuls les généraux ont de l'importance.
Côté essais médicaux, c'est pas mieux ; on nage en plein conflit d'intérêt, le capitalisme n'est pas mort, il bouge encore ! à celui qui aura la plus grande bouche, le plus gros égo, et le pl beau labo… les médocs proposés par le Pr Raoult ne coûtent pas grand chose, il propose une association, mais dans l'essai randomisé (contre placebo, chercher l'erreur éthique!!! ), on essaie seulement la chloroquine, pas en association, et on essaie seulement sur les patients atteints de formes graves… au pire, les malades vont claquer plus vite… j'enrage !
Tout le monde navigue à vue, mais les "savants" ont alerté, et n'ont pas été écoutés.
On fait appel au civisme, qu'on a pierre après pierre fragilisé, détruit… au profit de l'individualisme forcené, l'avoir, au lieu de l'être…
Nous allons en payer le prix, et au prix fort, pas celui des euros, mais celui de la vie, nos proches, notre famille, nos amis, nous mêmes.
Cette société me fout la gerbe, froide et calculatrice, sans empathie, sans conscience.
Regarde les hommes tomber...

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01 avril 2020

J'étais partie pour un poisson d'avril...

Mais non, là, c'est pas possible, trop, c'est trop. Je suis dans une colère noire, froide.

En colère je l'étais déjà, quand je voyais comment on traitait les Gilets Jaunes, ces "féniasses racistes" dont le mouvement s'essoufflait (au bout d'un an, ils étaient encore là! pour des féniasses, c'etait pas mal!), puis les grévistes, bref... mais là, on sent le vent qui tourne...

Donc le propos de ce jour : les injonctions paradoxales.

Les injonctions paradoxales... C'est le truc pas chouette, c'est quand on te donne un ordre et son contraire, par exemple "prends soin des autres, mais travaille dans des conditions merdiques", grand pourvoyeur de RPS (risques psycho-sociaux) et de souffrance au travail.

Le top, en plus, c'est quand ton employeur donne des leçons de bientraitance, t'explique comment tu dois faire avec rien, et le top du top, c'est quand l'employeur c'est l'Etat, oui, l'Etat.

Celui qui ajuste les besoins aux moyens alors que ça devrait être l'inverse,

Celui qui nous dit "restez chez vous" et "allez voter",

Celui qui nous dit "restez chez vous" et "allez bosser" bande de féniasses,

Celui qui dit "vous pouvez rester chez vous si vous êtes malades", sauf si vous êtes professionnel de santé, parce que vous êtes les plus exposés,

Celui qui verbalise les SDF qui ne sont pas confinés,

Celui qui encourage à applaudir les soignants qui, tous les matins vont au casse pipe sans moyen de protection,

Celui qui dit aux caissières d'aller bosser mais qui n'impose pas de fermer les rayons non "indispensables",

Celui qui dit aux travailleurs du BTP de prendre 3 camionnettes pour aller bosser en sécurité,

Celui qui découvre les violences familliales qui augmentent de 30% du fait du confinement,

Celui qui nous explique qu'il fera ce qu'il faut "quoi qu'il en coûte", et qui donne aux entreprises et promet à l'Hôpital,

Celui qui dit que finalement les masque chirurgicaux font l'affaire puis qu'on n'a plus de masques FFP2,

Celui qui regarde les Français mourir, mais qui ne décompte comme victimes du SASR (je sais plus combien) ceux qui décèdent à l'hopital et ont été testés (sachant qu'il n'y a pas assez de tests, ça s'apparente à du foutage de G), 

Pardon à ceux que je n'ai pas cité...

Je pourrais écrire jusqu'à demain, parce que la nausée est déjà là, et depuis longtemps.

Après celle des lits de réanimations, s'annonce la pénurie des médicaments d'anesthésie, ceux qui permettent de ventiler les patients... où sont ils fabriqués ? pas en France, comme les masques, pas en France, comme les tests, pas en France... qui va les acheter ? ceux qui auront le plus de Pognon, donc... pas la France...

La casse méthodique du système hospitalier-pour-tous-quelques-soient-tes-moyens aboutit à ce désastre...

Ouaip, en ce premier avril 2020, j'ai du mal à rire...

Je ne suis pas sortie de chez moi depuis 15 jours, je m'organise pour me ravitailler tous les 15 jours, ça me gave, ça demande de l'organisation, mais plutot qu'applaudir à ma fenètre à 20 h (où j'aurais l'impression de cautionner cette politique qui envoie bosser les soignants la peur au ventre), je préfère les soutenir en me cloitrant dans mon appartement, en télétravail.

Restez chez vous, prenez soin de vous...

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27 mars 2020

La non leçon du jour

Celle que personne n'a retenu et que personne ne retiendra...

L'Italie a regardé la Chine en riant20190908_192314

A présent l'Italie pleure

La France a regardé l'Italie en riant

A présent la France pleure

L'Angleterre a regardé la France en riant,

A présent l'Angleterre pleure

Les USA…

 

Ma grand mère disait "on n'avertit pas ceux qui se brulent"

 

Prenez soin de vous, restez chez vous...

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22 mars 2020

En Kolère !

 

Mars

La France est en Guerre...

Alors les troufions, debout ! et Restez chez vous !

On va mettre en place des solutions pour protéger la population "Quoi qu'il en coûte", et qui va payer ? On verra ça plus tard...

En première ligne, les soignants, et à poils ! sans masque, de préférence, pis on mettra en cause les gouvernements précédents...

Restez chez vous !

Mais pas les ouvriers du BTP : faut qu'elle tourne la France ! mais respectez les distances de sécurité,

Restez chez vous !

Mais pas les salariés d'Am'zon... faut qu'elle tourne la France et surtout respectez les distances de sécurité, ya des malades !

Restez chez vous !

Mais allez travailler ! parce qu'il ne faudrait pas vous payer à rien foutre !  

On ne sait pas combien le temps le virus survit sur un support inerte, et s'il est infectant, c'est pas grave,

Ceux qui ne sont rien, Allez ! Allez crever, ça fera moins de chômeurs à indemniser, moins de retraites à payer, allez bosser et restez chez vous

Allez voter ! Tout le monde s'en fout des résultats, pis on accusera ceux qui ont fait pression pour que les élections se tiennent...

Je pourrais écrire des centaines de lignes de toutes ces injonctions contradictoires, les mensonges ou approximations bassinées par ce gouvernement trop content de l'aubaine ! Avec l'autre cruche qui nous fait croire qu'elle ne sait pas utiliser un masque, oui, souvenez vous, celle qui mentirait pour protéger son Jupiter de président.Jupiter

Alors, on met en pause la réforme des retraites, et comme plus personne ne sort et que les manif' sont interdites (enfin non mais si), on en profite pour autoriser les entreprises à imposer des congés, bidouiller les RTT et le temps de travail... youpi ! Pis pourquoi pas faire passer une loi pour pouvoir faire des rafales de 49-3 ?

Puis on prèche pour l'union sacrée !

Mais au fait, où sont passés Bernard, Patrick et leurs petits copains ?? Si prompts à dégainer les millions pour venir au Secours de Notre Dame qui flambait. On ne les entend plus, où est passée leur générosité, où est passé leur sens du patriotisme ? tout s'est évaporé sous le soleil de leur île privée ? ou sont-ils devenus muets, ou encore sont-ils en réa ?

Les gars, promis... on saura s'en souvenir quand on pourra de nouveau sortir de chez nous.

 

En attendant, prenez soin de vous et de vos proches, et restez chez vous, en faisant ce geste, vous éviterez le pire pour vous, vos proches, les autres, ces inconnus qui peut-être vous soigneront aux urgences et en réa... épargnez leur de devoir faire le choix entre votre vie et celle d'une autre personne... car si ils n'en meurent pas, une partie d'eux sera définitivement brisée.

Merci.

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21 mars 2020

L'enfer, c'est les autres (JP Sartre)

Ou ma collègue de télétravail.

Habituellement, quand je suis au bureau, elle me fiche une paix royale : pas un appel téléphonique, pas un mail, pas un haussement de ton, rien, elle fait son boulot, je fais le mien. Les relations sont courtoises, et quand je rentre à la maison, on en profite pour papoter un peu, se raconter notre journée, parler de ce que l'on va cuisiner ce soir, du ménage qu'on a à faire, de ma fille, de ses enfants qu'elle ne voit plus, de comment vont se passer nos week-ends respectifs, si je rentre à la maison, si elle part en vadrouille....

On se côtoie depuis six mois que je suis à mon nouveau travail, nos relations ont toujours été cordiales, professionnelles et très vite amicales, avec nos temps de complicité le soir, il faut la comprendre : elle vit seule et ne voit pas grand monde. Il nous arrivait de se retrouver le week-end pour prendre un thé et refaire le monde, elle m'aidait à préparer mes pelotes de laine à partir des écheveaux (pas très douée, elle a deux mains gauches).

En résumé, des relations courtoises, avec de la complicité, nous avons beaucoup en commun.

Elle trouve que m'installer chez elle avec Douce Greluche pendant la période de confinement est un peu gonflé : "mais c'est MA chaise de bureau ", "c'est mon canapé", "mon lit dans lequel je te tolère"...

Depuis que je suis chez elle, elle me harcèle : écrit des mails, m'appelle à tout bout de champ, et "tu fais quoi à bouffer", et "pourquoi tu as fermé ta fenêtre?"...

Même les week-ends sont devenus difficiles : je lui ai pourtant proposé de partager les tâches ménagères, mais elle a décrété que puisque nous envahissions son "territoire", nous devions faire en sorte que son foyer soit propre, en me montrant la javel que j'avais achetée (puisque c'est aussi moi qui fait les courses...).

Elle pousse un peu non ?

Elle en vient même à monter sur mes genoux, mon bureau, me mordiller, se frotter contre moi en ronronnant, et pire, me mettre son cul juste sous mon nez (les spécialistes disent que c'est un signe que je fais partie de sa famille).

Et si je lui mettais MON cul sous SON nez, elle dirait quoi hein ?

Bon, Capu, s'il te plait, tu me laisse finir mon post...  emotùp hw (non)

 

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20 mars 2020

Prenez une heure !

 

Un entretien passionnant, qui nous fait prendre conscience (et il en est encore besoin) de ce qui se passe.

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Les courses !

Bonjour, Sans titre 1

On va essayer de garder le sourire malgré les circonstances, tout en restant chez soi !!! 

Aujourd'hui, c'est RTT, c'est mon premier ! jusque là, je les accumulais pour avoir des vacances... je me sens donc toute bête devant mon ordi de télétravail (l'autre est rangé, c'est pas le moment qu'il attrape un mauvais virus).

C'est étrange un RTT... j'avais prévu d'en prendre la moitié pour aller rendre visite à ma mère, mais non. Pis avoir un jour de congés pour rester enfermée, c'est... étrange (mince je l'ai déjà dit)

Je suis donc allée faire des courses pour la semaine... à l'aube pour qu'il n'y ait pas trop de monde... bien m'en a pris.

Arrivée 5 minutes avant l'ouverture du magasin, mimines et chariot passés au gel hydroalccolique (j'ai retrouvé un mini pshit dans un de mes cartons...), je m'installe dans la file qui tire en longueur. Heureusement, il ne pleut pas car la file est déja longue. En attendant de rentrer, on échange des banalités ou des blagounettes débiles "n'oubliez pas le PQ ! ". Tout le monde est calme.

Il y a des barrières pour ne pas aller vers les magasins fermés, et un vigile qui nous fait rentrer au compte goutte. Certains rayons sont déserts (le blanc, le bricolage...), d'autres sont vides (les pâtes, extraordinaire niveau nutritionnel !!!), les gens ne bavardent pas, contrairement à samedi dernier où il y avait de petits groupes qui discutaient, à moins de 50 cm...). 

Je fais donc mes courses, avec une efficacité que je ne me connaissais pas, gel hydroalcoolique avant de passer en caisse, et après avoir tout remballé. J'ai mis une heure entre l'arrivée au supermarché et le départ, et je nous ai ravitaillées pour la semaine...

Retour à  la maison pour ranger, passer à l'eau de javel ce qui peut l'être (précaution peut être inutile), établir une quarantaine dans le frigo et pour le sec... ma fille me trouve timbrée... mais bon !

Sans titre 1Alors le plus dur quand on fait ses courses c'est de respecter la distanciation sociale avec soi même quand on se parle ! "arrête de me postillonner dessus quand tu me dis que j'ai oublié le beurre !" (c'est vrai, j'ai oublié le beurre !)

Voilà, à présent je reste chez moi, et... vous ne devinerez jamais ! je vais tricoter. 

Et j'ai les mains qui puent la javel ! 

Prenez soin de vous, restez chez vous, appelez vos proches qui sont seuls.

Posté par Kokolat à 12:23 - - Commentaires [5] - Permalien [#]